Délit d'ignorance
Je reviens avec une nouvelle où j'utilise Claude pour me faire la correction et Gemini pour l'illustration. Donc, il se peut que ce soit un peu mieux corrigé que d'habitude. N'hésitez pas à me faire des critiques.
--- mode de fiction on ---
Mon Cortiscore n'arrêtait pas d'augmenter et allait bientôt atteindre la zone de critique. La Corpoculture allait émettre un avis négatif sur mon profil interne. Zengarden m'envoyait des notifications d'alerte au stress et souhaitait que je me reconcentre sur mes tâches courantes. Mais ma vie accessible avait volé en éclats. J'étais impliqué dans une story interne en entreprise où on m'identifiait en train de m'énerver contre un automate d'accueil. J'étais ivre, et mes collègues m'avaient mis dans un VTC ; je suis arrivé devant mon hôtel avec visiblement plus d'alcool dans le sang que je n'aurais dû, et j'ai hurlé sur l'automate de réception. Mon esclandre ayant été considéré comme une agression verbale envers une entité morale, tous les enregistrements avaient été pris et envoyés directement vers les autorités de contrôle du comportement. Il allait y avoir une enquête pour savoir pourquoi mon IA de prévention comportementale n'était pas parvenue à me prévenir alors que j'étais ivre. J'avais oublié que je l'avais désactivée car elle m'empêchait d'utiliser ma créativité dans mon domaine de prédilection. J'avais atteint une tolérance concernant mon utilisation de stimulants addictifs pour stimuler ma créativité et celle de mes agents créatifs. Ce n'était pas interdit, il fallait juste que je fasse un ménage sur les résultats afin que les propositions soient conformes aux demandes des clients. Business first.
Mon accès de colère n'était pas public, mais il restait accessible à l'entité morale et avait été partagé avec mon employeur, qui avait fait la réservation de l'hôtel. J'essayais d'émerger de mon état. Zengarden me mettait d'office en congé maladie et avait pris rendez-vous en ligne avec un médecin me déclarant inapte temporairement. Mes accès à mes outils avaient été bloqués pour maladie et mes meetings annulés. Les vidéos de l'altercation ainsi que mes données physiques sur les 24 dernières heures avaient été envoyées directement à mon médecin et à la médecine du travail, analysées par des agents dédiés. Ma consommation d'alcool allait être revue à la baisse pour contingenter mes excès. J'allais également être inscrit à des stages de gestion de la colère et de la consommation d'alcool. Ma salle de sport m'avait prévu des séances de réévaluation de ma santé afin de réguler mes pics de fatigue et de déconcentration. L'application YAY (YouAreYourself) indiquait que mon avatar de santé émotionnel était en violet, une couleur qui indiquait que j'avais besoin d'être accompagné sans pour autant atteindre l'hospitalisation en établissement. Ignorer ces notifications était désormais impossible. Seul un médecin indépendant pouvait, à la suite d'un bilan complet, éventuellement m'exempter des différentes obligations sociales qui m'étaient attribuées. Dans le meilleur des cas, il validerait les différents résultats des différentes séances médicales qui m'avaient été attribuées.
Tant d'efforts numériques pour lutter contre la première cause de maladie : le déni. L'ignorance médicale était désormais interdite érigée en cause universelle après des années de lobbying auprès des instances de santé comme l'OMS, et grassement subventionnées par des MedTech internationales qui se partagent les données médicaux de l'ensemble de la population mondiale. Refuser de suivre les recommandations pouvait être devenir un délit suivant certains pays: le délit d'ignorance. La liberté individuelle était à ce prix. Dans certains pays, la surveillance était d'autant plus déployée qu'on arrivait à synchroniser les employés entre eux pour garantir une productivité optimale.
--- mode de fiction off---