jeudi 20 août 2015

ManHunters

ManHunters - Suite de Manhunt 

Toujours autour de la réflexion de la place des animaux et de l'homme dans une nouvelle nature


Bungie | Gamenguide.com
--- mode fiction on ---

Lion-o regagnait la salle de conférence et le reste de la troupe.

- Nous débarquerons pendant la nuit pour établir notre campement à l'abri. Près du point d'eau et entre deux étages où personne ne peut nous atteindre sans se découvrir.

Le plus jeune des mi-hyènes se leva avec un raclement de la gorge désapprobateur :
- Pourquoi nous cachons-nous ? Nous sommes des chasseurs non ?
- nous sommes à la chasse, à une vraie chasse. C'est à dire que nous allons identifier, traquer, tuer notre proie. Mais considérer une proie avant l'identification c'est devenir soit-même la proie.
- En combat singulier je défie n'importe lequel de mes frères et même des hommes-lions ! Et j'aurai peur d'un homme ?
- Si il n'y en avait qu'un effectivement, cela ne poserait aucun problème.

Master Yen montrai des signes d'agacement à mesure que son jeune fils montrait son impatience à la chasse. Il grogna pour faire respecter l'ordre de sa meute :

- Assez ! Nous ne sommes pas en tourisme, ni dans une simulation, nous sommes dans une vraie chasse !  Et nous chassons l'Homme, pas une peluche ! Ni un de vos sexdroid !

Le silence se faisait autour de Master Yen. L'appareil passa en mode furtif et l'équipe se déploya rapidement pour monter l'abri mais aussi les feux de sécurité autour du campement.

Les mi-hyènes descendirent en file indienne sous l'abri. Lion-o alluma un feu de camp avec son couteau de survie frottée sur la limaille. Il avait pris un peu de C-4 pour maintenir le feu. Les mi-hyènes s'installèrent autour du feu. Master Yen pris la parole :

- Sommes-nous en sécurité ? 
- C'est un des seuls plateaux sans chemin naturel vers le sommet. Je l'ai vérifié la nuit dernière.
- Personne ne peut nous atteindre alors ?
- Sans se découvrir ? Non. Tous les plateaux aux alentours sont trop découverts pour tenter une attaque frontale et nous monterons la garde en attendant le lever du jour.

Homine qui était le plus jeune des mi-hyène voyait une lueur au loin. 

- Cette lueur au loin c'est leur village n'est ce pas ?
- Oui, généralement ils sont plutôt discret mais ils savent qu'on est arrivé.
- Nous devrions nous confronter cette nuit ! Là tout de suite !
- Combien pensez-vous qu'il y a d'hommes ?
- Combien pensez-vous que je peux massacrer d'une main ?

Homine pris un couteau qu'il avait sur lui et le planta dans la roche, et avec une moue de fierté il décomposa sa phrase : 

- Couteau à pression hydraulique. 

Lion-o souleva un coin de lèvre amusé par la candeur de son client.

- Vous avez une bonne allonge, parfait pour ce genre de lancer. Mais je vais vous montrer ce que sont les hommes à la chasse.

Il se leva et se mît dans un endroit plus sombre où les lueurs du feu de camp léchaient les pieds de Lion-o.

- Je vous propose de vous simuler un petit jeu. Je suis un homme et vous, ou quels que soient le ou les candidats, venez me chasser.

Les jeunes mi-hyènes se levèrent d'un seul mouvement de meute. Et commencèrent à entourer Lion-o.

Homine avaient inconsciemment sorti les crocs. Ses frères faisaient de même. Lion-o comprenait malgré son âge c'était lui qui menait la meute. Master Yen était en retrait pour observer minutieusement. Le reste de l'équipage se parlaient par infra-sons et pariaient sur l'ordre des membres de la meute à se faire prendre.

Lion-o disparu alors dans l'obscurité. Tandis que les mi-hyènes se jetaient à sa poursuite. Deux frères jumeaux dont une seule cicatrice les différenciait,  partaient en reconnaissance et flairaient l'odeur de Lion-o essayant de déterminer la direction dans laquelle il aurait pu partir. Mais lorsqu'ils plongèrent leurs nez sur le dernier endroit où il s'était trouvé leurs pattes effleuraient alors un mécanisme à ressort propulsant dans l'air un sac d'une senteur musqué et contenant des phéromones de synthèse. Les jumeaux battirent en retraite aveuglé par la charge olfactive.

La voix de Lion-o raisonnait depuis le feu de camp. 

- Très grand classique pour repousser les fauves comme moi ou les canidés ou tout autres espèces dont l'odorat sert pour la traque. Généralement, accompagnée également de peinture phosphorescent ainsi vous êtes visibles même par temps de brouillard ! Et donc de vrais cibles vivantes.

Les jumeaux se léchaient pour se nettoyer mais étaient désormais hors-jeu.

Master Yen cria à ses fils :
- C'est un enregistrement ! La chasse continue.
Puis se retourna vers l'équipage et dit :
- Il semble que Pandawa soit chanceux ce soir.
Le Panda hominidé remua la tête pour acquiescer. Tandis que ses compagnons manipulaient leur communicateurs pour lui payer en Bytes-dollars. Pandawa par politesse ouvrait une caisse de Nectar des Dieux une boisson relaxante qu'ils se partageaient entre membres de l'équipage tout en se délectant du spectacle.

La chasse continuait et dans le même temps Pandawa relançait la mise entre eux pour parier sur la prochaine victime. Les autres se remirent dans la partie.

Briome l'aîné des mi-hyènes avec une stature impressionnante baissa sa visière à vision nocturne. Il leva son bras et signifia à Homine de s'arrêter. Puis un autre signe pour contourner les pièges au sol. Il recula scrutant les environs afin de repérer où se trouvait Lion-o qui avait véritablement disparu, ni lui, ni son odeur paraissait palpable.

Lorsqu'il entendit une corde se tendre. Il cria : "Attention !" Puis il entendit la corde se détendre et 3 petites flèches atterrirent à ses pieds ce qui poussa Briome à reculer par prudence. Mais la patte arrière ressentit un déclic. Puis une violente décharge électrique parcourir tout le corps. Un autre enregistrement se déclencha : 

- Ne pensez pas que l'homme ne maîtrise pas les technologies, les outils. C'est eux qui ont tout découvert bien avant que nous sachions marcher à deux pattes. Et ils ont maîtrisé cela durant des millénaires si ce n'est plus.

Briome était à terre des spasmes parcourait son corps. La décharge avait de quoi terrasser même un pachyderme-hominidé. Malgré les dopants Briome avait du mal à sortir de sa léthargie.

Homine restait malgré tout ceci concentré sur la chasse. Lion-o sorti de l'ombre, et portait un masque sur la figure :

- Dernière leçon

Homine était en transe, son instinct le poussait à attaquer Lion-o crocs et griffes à l'air. Ses griffes fendirent l'air en direction de Lion-o tandis que ce dernier esquivait ces attaques sans pour autant ni fuir la zone de combat ni riposter. Mais alors qu'il s'apprêtait à bloquer Lion-o dans une prise pour lui mordre la carotide du cou. Lorsque sa gueule entra en contact avec son cou il le repoussa violemment et cherchait désespéramment de l'eau pour se laver la bouche. Pandawa lui envoya une brique de Nectar qu'il déchira violamment entre ses crocs. Il tentait de se laver la bouche avec ses mains. Lion-o retira son masque et très calme remua pour se débarrasser de la poussière remuée lors du combat :

- L'homme dispose d'une très bonne connaissance de nos points faibles. En l’occurrence, lorsqu'on sort les crocs et qu'on a nos sens exacerbés. Ceci est de l’essence de Putois humide. Une particule odorante très forte qui n'est utilisé qu'en dernier ressort pour échapper à ses prédateurs.

Entre deux raclements de gorges, Homine était outré entre deux crachats : 
- Pouaarrrk! Rouaaaaaark ! C'est proprement infect ! Comment peut on utiliser ce genre de choses dans une chasse ? Comment se fait il que je ne l'ai pas senti lorsque je me battais avec vous ?
- Ce sont des micro-capsules hermétiques autour de mon cou, le masque est là pour détourner votre attention et vous laisser directement plonger sur un point faible évident. Les hommes disposent des même artifices et des même stratégies, ne pensez jamais qu'un homme soit seul à votre merci. Vous aurez encore l'odeur dans votre bouche durant 2 jours. Ne vous affaiblissez pas, malgré l'odeur, vous devrez continuer de manger. Avant, certains mourraient de ne plus pouvoir sentir autre chose que cette essence durant plusieurs semaines.

Puis Pandawa envoya une pochette de lingettes nettoyantes à Lion-o qu'il partagea avec Homine pour nettoyer l'essence qui les imprégnait.

Master Yen finit par se lever et s'adressa à ses fils avec colère et déception pour le manque de prudence face à cet exercice : 

- Faibles ! Vous êtes incroyablement faibles ! Et ceci n'était qu'un exercice. Que se passera-t-il si jamais vous vous attaquiez à des vrais hommes ? Si vous étiez face au Sentier de la Guerre ? 
- Père je ne vous ai pas vu à l'oeuvre contre cet homme-lion ! Faites partager votre expérience.

Derrière cette requête, Homine provoquait son père. Mais le vieil mi-hyène n'était pas dénué de ressources. Et la vieillesse ne l'avait pas encore affecté au point de ne pas pouvoir chasser et encore moins se battre. 

- Lion-o veuillez préparer un exercice je vous prie.
- Très bien, nous passons dans l'exercice de combat rapproché. Vous pouvez utilisez votre arme si vous le désirez.

Tandis que Lion-o remit son masque, Maître Yen saisit le couteau implanté dans la roche que son fils avait laissé. Puis se mit en position de combat. Ses crocs, rentrés et sa démarche beaucoup plus souple et plus féline, il rentra dans une conscience d'affrontement auquel il se mesurait contre un guerrier masqué. Ce dernier avait un bâton à présent. Une simple tige de bambou. Les spectateurs demeurèrent silencieux. Il n'était pas donné à tout le monde de voir dans sa vie un affrontement entre un homme-lion et un mi-hyène.

Maître Yen, adoptait une positon offensive de façon à ne laisser aucune échappatoire à son adversaire. Tandis que son adversaire le tenait à distance avec son bâton et se montrait très prudent. Lorsque Maître Yen en un mouvement fondit sur son adversaire, l'ombre de Lion-o disparut dans une explosion brumeuse. Puis Lion-o applaudit.

- Bravo Maître Yen, votre titre n'est absolument pas usurpé.

Maître Yen tenait le masque de Lion-o avec son couteau. Des morceaux de bambou éparpillés ornaient néanmoins la gueule de Maître Yen qu'il chassa d'un coup de sa main.

- Vous m'avez ménagé.
- Pas tout à fait...
Homine se leva et cria :
- Il a gagné !

Soudain Maître Yen vacilla, Lion-o l'attrapa in extremis. 

- Ça va, ça va, tempera Maître Yen.
- Pandawa, la trousse à pharmacie vite ! Hurla Lion-o

Il était déjà de retour avec une mallette très fournie. Lion-o vérifiait ses signes vitaux tandis que Pandawa déroulait une large bande de fioles étiquetées. Il prépara une seringue et attendait les ordres.

- Maître Yen, je vais vous faire une piqure de carbon anti-poison. Vous avez été exposé à des particules de tetratoxines. 

D'un geste sûr, Pandawa préparait la seringue en injectant le carbon anti-poison, Lion-o dégageait son bras et touchait pour ressentir les veines sous la peau épaisse. Puis lorsque Pandawa eut fini, il prit la seringue et injecta dans la veine de Maître Yen et lui parlait dans le même temps.

- Maître Yen ! Maître Yen ! Réactif au son, les pupilles dilatées, j'ai besoin d'adrénaline vite !

Pandawa retira les bouchons de 4 doses et chargea le pisto-injecteur et planta directement dans le cœur de Maître Yen. Les quartes doses injectées immédiatement le corps se convulsa puis se détendît pour entrer dans un coma léger. Pandawa surveillait avec un stéthoscope de poche qu'il fit écouter à ses fils.

Homine était abasourdi. Lion-o avait vaincu son père avec une arme humaine des plus basiques. Voir son père diminué était une infâme humiliation pour leur espèce. La suprématie du lion était confondante. Lion-o était sur son territoire.

Lion-o entre temps avait ordonné à son équipe de veiller sur Maitre Yen afin qu'il soit sur pied demain matin. Le médecin de l'équipe une serpentaire de la famille des sang-froid, veillait à ce que Maître Yen recouvre sa forme en moins de douze heures. Elle lui avait installé un cathéter de liquide physiologique avec du carbon antitoxine qu'elle récupérait grâce à une dialyse express.

Lion-o s'adressa à la troupe.

-Messieurs, votre père est entre les mains de la meilleure experte anti-poison. Elle m'a certifiée que demain votre père sera sur pieds.
- Il y a intérêt ! Père a voulu cette chasse, et vous êtes obligé de l'honorer. 
- La chasse ne s'arrête pas.

Homine avait pris la parole au milieu de ses frères qui baissaient à la fois les yeux et leurs oreilles en signe de soumission. Homine était leur véritable chef en l'absence de Maître Yen.

- Au moins vous êtes prévenus des tactiques humaines.
- Qu'avez-vous fait à notre père ? 
- Rien de bien méchant. Le bambou était enduit d'un composant dont l'odeur ressemble à l'huile de bambou. Indécelable, votre père a pointé sa lame vers moi. J'ai esquivé. A une fraction de seconde près il m'infligeait de sévères blessures à la tête. Lorsqu'il a attrapé mon masque lui était recouvert d'un autre composant. Les deux se sont combiné en poison un analgésique puissant. La difficulté est le dosage inconnu suivant ce que les personnes touchent plus ou moins le masque. Et votre père tenait le masque à pleine main.


--- mode fiction off ---


J'espère que cela vous a plu. Vous aurez d'autres publications bientôt en espérant que j'arrive à tenir le rythme. 
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